Lalmo

Lalmo vit à Khorog, une petite ville au Tadjikistan, au début de la région montagneuse du Pamir. Elle est mère de trois enfants. Il y a 10 ans, Lalmo a décidé avec son mari d’ouvrir sa maison aux étrangers et d’en faire une “homestay”, type de logement très courant dans ce pays. Toute la petite famille vit sous le même toit et s’est même agrandie suite aux mariages des deux fils. Désormais les épouses ont rejoint le noyau familial. Lalmo est musulmane mais ne porte pas le voile. Elle s’est battue depuis toujours pour pouvoir offrir une bonne éducation à ses enfants qui ont eu la chance d’aller étudier à Moscou en Russie. La vie n’a pas été facile pour elle: elle a connu la guerre, la pénurie, le manque, la vie dans sa belle-famille avec une belle-mère autoritaire qui lui interdisait de voir ses parents. Aujourd’hui, Lalmo est heureuse de ce qu’elle a réussi à construire. Elle a appris l’anglais avec les touristes de passage qui l’ont aussi aidée à construire sa maison. Mais ce que je garde de mon passage chez Lalmo, c’est son sourire, sa bienveillance, son respect et sa gentillesse. Aujourd’hui, elle espère pouvoir loger encore plus de touristes pour assurer financièrement le mariage de sa fille.

Lalmo lives in Khorog, a small town in Tajikistan which lies on the edge of the mountainous region of Pamir. She is the mother of three children. Ten years ago, together with her husband, Lalmo decided to open her house to foreigners and make it a “homestay,” a very common type of accommodation in this country. The whole family lives under the same roof, and it has even grown larger since her sons got married. Their spouses have now joined the family unit. Lalmo is a Muslim, but she does not wear a headscarf. She always fought to provide her children with a good education, so they had the opportunity to go and study in Moscow, Russia. Life has not been easy for her: she lived through the war and its consequent shortages. She also had to live in her family-in-law’s house, where her authoritative mother-in-law would forbid her from seeing her own parents. Nowadays, Lalmo is happy about what she has achieved. She has been learning English thanks to the passing tourists, who have also helped her build her house. But the memories I keep of my stay at Lalmo’s are her smile, benevolence, respect and kindness. She now hopes to accommodate more tourists to make sure she can afford to pay for her daughter’s wedding.